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Les animaux gravés : à la découverte de pratiques artisanales et artistiques

La gravure sur bois

La gravure sur bois ou xylogravure est un procédé de gravure dite en relief ou en taille d’épargne sur un support en bois. Elle permet de reproduire un dessin en plusieurs exemplaires, en creusant le support et en se servant de cette matrice pour "imprimer" le dessin.

On appelle bois gravé mais aussi couramment gravure, le dessin qui a été imprimé de cette façon.

Le graveur esquisse son dessin sur un bloc de bois. Le contour du dessin est creusé au canif ou à la gouge. Lorsque cette taille est terminée, le dessin initial apparaît en relief sur le support de bois, d’où le nom de taille d’épargne (qui épargne le trait).

Ensuite, le graveur doit procéder à l’encrage. Pour cela, il utilise un rouleau ou un tampon, avec une encre suffisamment épaisse pour ne pas couler dans les creux. Enfin, il applique une feuille de papier contre le relief encré du bloc de bois, ce qui transférera les traits du dessin sur le papier par le biais de la presse, tandis que tout ce qui avait été creusé apparaîtra en blanc à l'impression.

La gravure sur bois oblige l’artiste à penser en termes de noir et blanc. Il n’est en effet pas possible d’obtenir des valeurs de gris, puisque toute éraflure sur la surface du bois apparaîtra en blanc.

La gravure a permis pendant plusieurs siècles d’illustrer les livres de diverses manières : en vignettes ou pleine page, en noir et blanc ou en couleurs. C’est l’une des plus anciennes techniques d’impression.

Le monotype

Considéré comme une discipline intermédiaire entre la gravure et la peinture, le monotype est un procédé d'impression sans gravure qui produit un tirage unique. Il aurait été utilisé au XVIIe siècle, en Italie, par G.B. Castiglione, à qui on attribue l'invention de ce procédé.

Le monotype n'est pas une "gravure" au sens strict, mais une estampe (œuvre obtenue après un pressage manuel ou mécanique). Par abus de langage, le terme "gravure" est devenu un terme générique pour ce type d'œuvres, quelle que soit la technique utilisée.

L'artiste travaille sur une planche (métal, pierre ou autre support), directement avec de l'encre d'imprimerie ou même avec de la peinture. La planche est alors imprimée sur papier.

Théoriquement conçu en vue d'un exemplaire unique, comme son nom l'indique, il ne peut être numéroté. Il arrive cependant que l'artiste tire une seconde épreuve, voire davantage, avec le résidu d'encre demeurant sur la matrice, mais les épreuves ainsi obtenues sont de plus en plus pâles.

Il est également possible d'obtenir une contre-épreuve en pressant le tirage encore humide contre une feuille vierge.

Grâce à la simplicité de cette technique et au fait que le tirage, unique, soit exécuté par l'artiste lui-même, le caractère d'œuvre originale est accentué. De plus, l'artiste peut revenir sur les épreuves après tirage en les rehaussant de couleurs (encres, aquarelles, gouaches…).

La typographie

Du grec typos ("empreinte d'un coup" et, par extension, "caractère") et graphein ("écrire"), le mot "typographie" a aujourd'hui un double sens.

D'une part, il désigne une technique : composition des textes à partir de caractères mobiles ou par extension, un procédé d'impression utilisant des formes imprimantes en relief. D'autre part, il signifie l'art d'exploiter un espace de communication imprimé (sur du papier, un écran...) pour la diffusion d'un message.

Les premiers caractères mobiles destinés à l'imprimerie sont apparus en Extrême-Orient entre le XIe et le XIVe siècle. C'est au  XVe siècle que l'imprimerie a vu le jour en Occident grâce à Johannes Gutenberg. Après plusieurs années de recherches, il parvient à fabriquer des caractères mobiles interchangeables et réutilisables à partir d’un alliage de plomb, d’étain et d’antimoine.

Bien que le mot ne soit attesté que soixante ans après l'impression de la Bible de Gutenberg, l'histoire de la typographie est indissociable de l'histoire des techniques d'impression.