Vous êtes dans : Action Culturelle Un livre un mois - Archives

Accueil
Accueil
Actualités
Moteur de recherche
Agenda
Informations Pratiques
Les Bibliothèques
Adresses et horaires
Consultation
Inscriptions
Prêts
Tarifs
Services
Boite à livres
Collectivités
Consultation du Compte
Prêt entre bibliothèques
Reproductions
Réservations
Suggestions d'achat
Visites
Action Culturelle
Bibliographies
Expositions
Médiation
Manifestations
Prix de la nouvelle Lucette DESVIGNES
Un livre un mois
Recherche
Catalogue
Autres bibliothèques
Sites web
Institution
Histoire
Organisation
Collections

Un livre, un mois - Archives



Les îles dans le ciel : le peuple du cygne / Sylvie Denis ; Paris : Mango jeunesse, 2008. (Autres mondes, 50)





 

Cléo et Rhil ainsi que tous les peuples « des îles dans le ciel » descendent des dix mille passagers partis, il y a bien longtemps, à bord de « l'Espoir-d'Acapulco », à la recherche de Néo Brasil. Ils échouèrent dans une région inconnue de la galaxie à des années-lumière de leur destination d'origine. Cela dit, les points de ressemblance entre eux s'arrêtent là, car à l'issue de leur installation sur des nuages composés de vapeurs d'eau et de mousse, leurs destins prirent des voies différentes.
 
Silmon et Cléo ne cachent pas leur inquiétude quand ils découvrent dans la grotte bleue les traces d'un feu de camp récent. Tout le monde sait combien la mousse est fragile et que son dessèchement conduirait à la destruction de leur nuage en forme de Cygne. Le village de Haumes s'apprête à accueillir le peuple du Coquillage comme le veut la coutume. Les ancêtres pensaient que la vie sur des îles célestes en proie aux courants aériens pouvait éloigner les peuples les uns des autres. Aussi décidèrent-ils de créer des moments de fête à chaque rencontre entre les nuages. Mais les préparatifs sont contrariés par ces traces de feu et leur rencontre avec le jeune Rhil. Tandis que Cléo rêve de devenir « Messager » et d'accomplir de longs voyages d'île en île, Rhil dépourvu d'avenir, fuit la Perle Noire.
 Comment croire que la vie sur la Perle soit si différente de la leur ? Qu'il existe une société où les pauvres - mais c'est quoi les pauvres demande Cléo ? - sont maintenus dans les taudis, à l'intérieur des nuages, travaillant péniblement sans jamais voir le bleu du ciel ? Et pourquoi Jarak, le cruel capitaine des gardes de la Perle Noire, poursuit-il Rhil avec autant d'acharnement ?
 
Les villageois sont désarmés devant tant d'insistance à réclamer la tête de Rhil. Quel va être le parti pris des habitants de Haumes ?
 
Peut-être sont-ils prêts à en accepter les conséquences...
 
 
Disponible à la Bibliothèque Jeunesse. A partir de 13 ans ; tout lecteur.

ALGERIE : Soyez les bienvenus ! : voyages de la Méditerranée au Sahara





 

ALGERIE : Soyez les bienvenus ! : voyages de la Méditerranée au Sahara
 
de Claire et Reno MARCA
Avec la participation de Maïssa BEY
 
 AUBANEL, 2008

 

L’Algérie est un pays dont on a beaucoup parlé mais le connaît-on vraiment ?
 
Claire et Reno Marca nous offrent un très beau récit de voyage ponctué de nombreuses photographies et aquarelles exceptionnelles. Croquis pris sur le vif, ambiance de rue, portraits d’habitants, paysages arides ou fêtes populaires, la magie opère à chaque page.
 
L’ouvrage se déguste et le pays se dévoile à travers un récit vivant fait de rencontres avec les hommes et les paysages.
 
On se prend à aimer cette Algérie à l’histoire tumultueuse en dépit des évènements tragiques de ces toutes dernières années.
 
Accueilli par cette jolie phrase de Boualem Sansal : « Nous n’avions ni fil d’Ariane ni cailloux du Petit Poucet, l’amitié nous a guidés » le lecteur peut partir à l’aventure. Ce fil conducteur le guidera tout au long du livre pour s’achever par ces derniers mots écrits au-dessus du comptoir d’un pâtissier de Tlemcen : « Notre coin est doux, pour être heureux, venez chez nous ».

Dina Vierny.- Histoire de ma vie racontée à Alain Jaubert.





 

Dina Vierny.- Histoire de ma vie racontée à Alain Jaubert.
Gallimard, 2009. (Témoins de l’art)
 
Le musée Maillol, situé rue de Grenelle dans le 7e arrondissement de Paris, a été inauguré en 1995 grâce à la détermination et l’énergie de Dina Vierny qui fut la muse du célèbre sculpteur
Aristide Maillol (1861-1944). Dans un livre d’entretiens accordés à Alain Jaubert entre 1999 et 2009, elle retrace sa vie depuis la Moldavie où elle est née en 1919.
 
Réfugiée à Paris en 1925 avec ses parents, bourgeois cultivés qui ont quitté l’U.R.S.S. de Staline (son père est socialiste menchevik), elle connaît l’avant-garde intellectuelle et artistique de l’époque mais aussi l’ambiance plus populaire des cabarets russes. Le chant et la musique garderont une place importante dans sa vie. Adolescente sous le Front populaire (« une époque incroyable, merveilleuse ») elle chantera beaucoup, dans des chorales, des cabarets et dans le groupe « Octobre » de Jacques Prévert.
 
En 1934 elle fait la connaissance de Maillol et devient son modèle privilégié pour ses sculptures monumentales, mais aussi pour des dessins et peintures. C’est pour elle une rencontre décisive. Pendant la guerre, elle le rejoint à Banyuls. C’est là qu’il peindra « Dina à la robe rouge » en hommage à son action de résistante. Elle posera aussi pour d’autres peintres amis de Maillol, comme Matisse, Bonnard ou Dufy.
 
Leur collaboration durera jusqu’à la mort accidentelle de Maillol en 1944. Elle sera dépositaire des droits moraux de l’œuvre de l’artiste et plus tard héritière de la famille.
Collectionneuse dans l’âme depuis toujours, elle ouvre sa galerie d’art en 1947.
En 1964, elle fait don à l’Etat des œuvres monumentales de Maillol qui seront installées en plein air dans le jardin des Tuileries à l’initiative d’André Malraux.
 
En 1995, après de longues années d’efforts et de combats, la Fondation Dina Vierny-Musée Maillol a pu voir le jour. On peut y admirer aussi des Rodin, Matisse ou Kandinsky. Actuellement est présentée l’exposition « C’est la vie ! Vanités de Pompéi à Damien Hirst ».
Jusqu’à sa mort en janvier 2009, Dina Vierny n’a cessé de se passionner pour l’art, de voyager à la découverte de nouveaux talents. Celle qui a côtoyé tant d’artistes, écrivains, hommes politiques nous dit pourtant simplement : « la vie est faite de hasards et la mienne l’a été tout particulièrement »… « Oh, j’ai eu une vie tout à fait normale. Je suis une femme normale. J’ai eu des passions. J’ai aimé, j’ai été aimée… »

Journal : 1942-1944 / Hélène Berr, préface de Patrick Modiano, suivi de Hélène Berr, une vie confisquée, par Mariette Job.. - Paris : Taillandier, 2008.





 

« Une jeune fille marche dans le Paris de 1942. Et comme elle éprouvait dès le printemps de cette année-là une inquiétude et un pressentiment, elle a commencé d’écrire un journal en avril. Plus d’un demi-siècle s’est écoulé depuis, mais nous sommes, à chaque page, avec elle, au présent. Elle qui se sentait parfois si seule dans le Paris de l’Occupation, nous l’accompagnons jour après jour. Sa voix est si proche, dans le silence de ce Paris-là… ». Ainsi commence la préface de Patrick Modiano, ou plutôt l’hommage délicat qu’il rend à Hélène Berr, cette jeune fille juive, déportée à Auschwitz, morte à Bergen-Belsen en 1945 et dont « le courage, la droiture et la limpidité de son cœur » lui évoquent le vers de Rimbaud :
 Par délicatesse
 J’ai perdu ma vie.
 
Brillante étudiante d’anglais et mélomane, Hélène Berr a 21 ans quand elle commence son journal le 7 avril 1942. Quelques jours après elle rencontre à la Sorbonne, Jean Morawiecki, futur diplomate, avec qui elle noue une relation complice et amoureuse. Il quitte la France pour rejoindre les Forces françaises libres en Afrique du Nord. Dès lors c’est à lui qu’elle dédie son journal qui s’achève le 15 février 1944.
D’une grande sensibilité, truffé de citations, ce formidable témoignage constitue à la fois une source de première main pour les historiens et une œuvre littéraire remarquable.
Hélène Berr fait preuve à la fois d’une grande lucidité et d’une formidable envie de vivre. Elle veut écrire les faits pour ne pas les oublier et parce qu’il faut que les autres sachent. Se mêlent récits de drames et scènes de vie quotidienne : déambulations dans le Quartier latin, lectures, écoute et pratique de la musique classique, rendez-vous avec des amis, mais aussi port de l’étoile jaune, lois raciales et interdiction de prétendre à l’agrégation, incompréhension des non-juifs, arrestation de son père (qu’on parvient à sortir de Drancy moyennant rançon), bénévolat à l’Union générale des israélites de France où elle se dévoue aux orphelins juifs…
Confié à une fidèle employée de maison avant la déportation, le journal d’Hélène Berr lui survivra. Sa publication, en 2008, résulte de la volonté de Mariette Job, sa nièce, qui, connaissant son existence par des copies circulant dans la famille, a retrouvé l’original remis, après la mort d’Hélène Berr et selon son voeu, par son frère Jacques à Jean Morawiecki, le fiancé.
Ce document poignant et exceptionnel est déposé depuis 2002 au Mémorial de la Shoah où une vitrine lui est consacrée ainsi qu’à l’histoire de la famille Berr.
 
Fille de Raymond Berr, vice-président de l’entreprise Kuhlmann, Hélène Berr est née le 27 mars 1921 à Paris. Elle est arrêtée en mars 1944 avec ses parents dans leur appartement, transférée vers Drancy puis déportée avec eux à Auschwitz où ils meurent. Seule Hélène survit plus d’un an avant d’être évacuée à Bergen-Belsen où elle meurt à son tour du typhus et des mauvais traitements quelques jours avant la libération du camp par les Anglais.
 
Disponible à la bibliothèque des adultes et au bibliobus.

LA COLERE DE LA MONTAGNE AU PETIT MATIN / JOËLLE CUVILLIEZ.- EDITIONS RHUBARBE, 2009





 

 

Fathi, tunisien d’une vingtaine d’années, issu d’une famille de sept enfants, réside dans un quartier populaire et regarde son pays avec amertume. Trop de souffrances jalonnent son quotidien : les humiliations d’un père intraitable, l’hiver glacial et l’été brûlant sans aucun confort moderne, le travail à l’usine et la loi du plus fort, la condition féminine…
Une seule issue pour échapper à cette vie trop dure : rejoindre la France.
 
            Et nous voilà partis dans le bouillonnement de ce voyage initiatique, où le rejet du pays d’origine est omniprésent, mais ponctué d’événements drôles et hauts en couleur.
 
Loin des catalogues pour touristes, l’auteur évite l’écueil du misérabilisme et nous imprègne de la Tunisie d’aujourd’hui. Au passage, elle ne se prive pas pour dénoncer la façon de  penser des Français, car « même au pays des Lumières, il y a parfois des pannes d’électricité ». Et ce n’est pas le cousin Moustafa qui dira le contraire !
 
Le langage vif et rythmé, illustré d’expressions arabes palpables, donne au récit toute sa dimension.
L’auteur, Joëlle CUVILLIEZ, a été professeur d’arabe en Tunisie et journaliste en banlieue parisienne. Elle adore voyager et dit d’elle-même qu’elle « aime (dans le désordre) écrire, lire, parler ».
 
Au final, on ne fait qu’une bouchée de ce roman, et les éditions Rhubarbe ne s’y sont pas trompées en intégrant ce texte dans leur « potager littéraire ».
Il fait d’ailleurs partie des livres sélectionnés par le Prix littéraire des lycéens et apprentis de Bourgogne, saison 2009/2010.
 

Lestat le vampire par Anne Rice





 

XVIIIème siècle. Lestat de Lioncourt est un jeune homme de 20 ans, appartenant à la noblesse auvergnate. Beau, courageux, passionné, gracieux, épris de liberté, il quitte sa famille pour Paris où il se fait mordre par un puissant vampire, qui, avant de disparaître dans les flammes, lui lègue toutes ses richesses.
 
Devenu une créature de la nuit, il découvre sa nouvelle nature, appréhende son nouveau corps, adapte son mode de vie. Mais il refuse les traditions de ses frères, s’affiche en public, fréquente les humains, créé un scandale au théâtre… ce qui lui attire les foudres de sa communauté. Un soir, il sauve sa mère mourante en la vampirisant à son tour…encore une loi bafouée, une de trop : ils quittent Paris, puis se séparent.
 
Le voyage commence à travers les pays et les siècles, le séduisant vampire multipliant les rencontres improbables et les aventures extravagantes, toujours prêt à s’affranchir des règles… il est aux vampires ce qu’il était aux humains : insoumis et rebelle.
 
Lestat le Vampire, paru en 1985, revient donc dans une nouvelle édition. L’écriture est riche, la langue soutenue, l’histoire immersive. Grisante sensation que de suivre une telle créature, lire ses pensées, ressentir ses émotions extrêmes et torturées…
 
C’est le deuxième volume des Chroniques des Vampires, la suite d’Entretien avec un vampire, adapté au cinéma en 1994 par Neil Jordan : souvenez-vous, Lestat y hantait déjà les nuits de la Nouvelle Orléans, incarné par… Tom Cruise !

La grande encyclopédie de la paix





 

 

La grande encyclopédie de la paix
Isabelle Bournier, Marc Pottier
Ed. Casterman, Caen Mémorial
 
En ces temps mouvementés, sensibiliser les enfants sur cette notion, souvent abstraite, n’est pas vain.
Elargir leur vision, leur expliquer que la paix n’est pas uniquement l’absence de guerres est aussi une tentative de lutte.
Lutter pour la paix, c’est lutter contre les violences et souffrances faites aux hommes, la violence des armes, la destruction de la nature, l’absence de démocratie, le racisme, l’exclusion des femmes, la pauvreté…
Il est de notre devoir d’expliquer aux jeunes générations qu’il est urgent que chacun se sente concerné, même si le chemin de la paix est semé d’embûches.
Cet ouvrage parvient, par une présentation attractive illustrée de photos, enrichit de courts textes, à mesurer l’urgence à relever ce défi. Il s’organise en 4 grands chapitres : la paix dans l’Histoire, les actions pour la paix, ses différents symboles et lieux, et, pour finir, un état des lieux aujourd’hui.
De plus, pour compléter cette approche, sont ajoutées une chronologie et la liste des prix Nobel de la paix.
Ce livre s’adresse aux enfants à partir de 9 ans et permet un véritable échange avec les parents.
Comme le dit Elie Wiesel, prix Nobel de la paix : « la paix n’est pas un cadeau que dieu fait aux hommes,  c’est un cadeau que les hommes se font eux-mêmes ».
 
 
 

Un livre, un mois : Courlande, Jean-Paul kauffmann, éditions Fayard, 2009





Journaliste au Matin de Paris, puis à L’Evènement du Jeudi, écrivain (« L’Arche des Kerguelen »-1993, « La Chambre noire de Longwood »-1997), Jean-Paul Kauffmann s’est vu décerner le Prix de la langue française 2009 pour l’ensemble de son œuvre.
« Courlande » ! Il est des mots qui font parfois ressurgir du plus profond de notre mémoire certains souvenirs … Lorsqu’un ami journaliste lui propose de partir en reportage dans cette province de Lettonie, Jean-Paul Kauffmann saisit l’occasion de réaliser un vieux rêve : aller à la découverte du pays d’origine d’un amour de jeunesse rencontré lors de ses études universitaires au Québec.

C’est ainsi que, muni d’un bon bagage littéraire et historique, l’auteur, en compagnie de son épouse, part visiter cette contrée « mystérieuse », peuplée de châteaux en ruine, de lacs, d’immenses forêts et de plages désertes.

Chaque étape nous plonge dans des réminiscences historiques nombreuses (Chevaliers teutoniques, exil du futur roi de France Louis XVIII, occupation russe puis soviétique, guerres mondiales, …).
Pourtant les multiples rencontres de notre Français avec des personnages cocasses, ses descriptions de « petits riens », redonnent vie à ce « pays de nulle part et d’ailleurs ».

Cette promenade où l’érudition se mêle à l’humour et à une très grande sensibilité, réussit à laisser le lecteur sous le charme.

Journaliste au Matin de Paris, puis à L’Evènement du Jeudi, écrivain (« L’Arche des Kerguelen »-1993, « La Chambre noire de Longwood »-1997), Jean-Paul Kauffmann s’est vu décerner le Prix de la langue française 2009 pour l’ensemble de son œuvre.
« Courlande » ! Il est des mots qui font parfois ressurgir du plus profond de notre mémoire certains souvenirs … Lorsqu’un ami journaliste lui propose de partir en reportage dans cette province de Lettonie, Jean-Paul Kauffmann saisit l’occasion de réaliser un vieux rêve : aller à la découverte du pays d’origine d’un amour de jeunesse rencontré lors de ses études universitaires au Québec.

C’est ainsi que, muni d’un bon bagage littéraire et historique, l’auteur, en compagnie de son épouse, part visiter cette contrée « mystérieuse », peuplée de châteaux en ruine, de lacs, d’immenses forêts et de plages désertes.

Chaque étape nous plonge dans des réminiscences historiques nombreuses (Chevaliers teutoniques, exil du futur roi de France Louis XVIII, occupation russe puis soviétique, guerres mondiales, …).
Pourtant les multiples rencontres de notre Français avec des personnages cocasses, ses descriptions de « petits riens », redonnent vie à ce « pays de nulle part et d’ailleurs ».

Cette promenade où l’érudition se mêle à l’humour et à une très grande sensibilité, réussit à laisser le lecteur sous le charme.
 


La route des abbayes en Bourgogne





Texte : Frédéric Barbut - Photographie : Alain Parinet - Edtions Ouest-France

Bourgogne, terre monastique, berceau de l'ordre de Cluny et de Cîteaux, attire les pèlerins et voyageurs depuis le Moyen Age jusqu'à nos jours. La vie spirituelle s'y développe encore avec la fondation des nouvelles communautés que sont Taizé et le centre tibétain de Kagyu-Ling.

Ce documentaire propose la découverte d'un riche patrimoine spirituel, culturel et architectural, où l'harmonie de l'art roman et de l'art gothique est au service de la foi.

Cette lecture éclaire l'histoire de la Bourgogne du 5ème siècle avec les premières fondations monastiques par Germain évêque d'Auxerre, en passant par l'ordre de Cluny au 10ème siècle dont l'influence et l'expansion seront européennes avant son déclin au 12ème siècle.

La fondation de Cîteaux, en 1098, puis de ses abbayes-filles que seront La Ferté, Pontigny, Clairvaux, Morimont, répond quant à elle aux attentes des moines désireux de vivre l'observance stricte de la règle de Saint Benoît.

Découverte historique de ces nombreux monastères, abbayes et prieurés bénédictins, cisterciens, de l'ordre des Chartreux, ou des Prémontrés.

Toutes ces fondations monastiques verront se succéder durant des siècles, guerres, épidémies, massacres, révolutions et lois anticléricales, provoquant la destruction partielle ou totale des bâtiments et parfois l'exil temporaire des communautés religieuses.

Ce sera la notion de "monuments historiques" et celle de "patrimoine" qui, au 19ème siècle, permettront la restauration de plusieurs de ces édifices, mais tous ne retrouveront pas leur fonction première.

Les textes et les illustrations de cet ouvrage offrent aux lecteurs en quête de paix intérieure, de beauté, de découvertes architecturales et historiques, quelques itinéraires bourguignons vers ces lieux de silence et de recueillement où la spiritualité s'inscrit dans la pierre.


Des myrtilles dans la yourte de Sarah Dars - Ed. Philippe Picquier, 2009





Deux Américains débarquent en Mongolie pour une partie de chasse aux antilopes saïga. Mais le gibier ne se montre pas, les conditions de vie dans la nature sont difficiles et les relations entre les chasseurs et leurs guides locaux se détériorent. Un matin, un des touristes a disparu.

C'est à l'inspecteur Yesügei que l'on confie la tâche de le retrouver. Car ce policier, amateur de filles et d'alcool, a grandi dans les steppes. C'est un chasseur né, capable de suivre la piste la plus ténue. Il connaît son pays et il est sans doute le seul à pouvoir interpréter les symboles des ancêtres, les paroles des chamans et à entendre ce que chaque lieu veut bien lui raconter. Avec pour seul fil conducteur, une poignée de myrtilles et pour scène de crime, les vastes étendues de la Mongolie, cette enquête est passionnante.

Sarah Dars, qui a séjourné en Mongolie, raconte avec beaucoup de finesse et d'humour comment le modernisme et les traditions se heurtent dans ce pays où certains vivent encore en nomades. Elle décrit des paysages superbes, l'immensité des steppes, la vie sous les yourtes, les chevaux, la grandeur et la fierté d'un peuple. Et c'est aussi avec sensibilité qu'elle rappelle les tentatives de la Chine et de la Russie de s'implanter sur cette terre ancestrale convoitée aujourd'hui pour ses ressources naturelles.

Un très bon roman à lire autant pour le dépaysement que pour l'intrigue.


Tu seras libre ! de Dominiques Torrès - Ed. Bayard Jeunesse





De nos jours, au Niger, Amsy et sa famille sont les esclaves d'une famille de Touaregs. Dès le petit jour, Amsy se lève pour effectuer ses tâches puis continue toute la journée à servir ses maîtres. Pour lui, c'est normal ; on lui a dit que c'était dans l'ordre des choses, et voulu par Dieu. D'ailleurs, il n'a jamais connu autre chose. Pourtant, il n'est pas heureux mais révolté contre ses maîtres qui ne veulent pas dire où ils ont emmené sa grande soeur, Assibit. Heureusement, le fils de ses maîtres, Seydi, est comme un frère pour lui. Un matin, alors qu'Amsy ramasse du bois, un inconnu lui propose de l'emmener à la ville où il pourra vivre librement. Il lui explique que l'esclavage est interdit par la loi mais Amsy, comme il le dit lui-même, ne connaît que la loi de ses maîtres. Mohamed, l'inconnu, lui aussi a été esclave. Il dit à Amsy qu'il pourrait même aller à l'école comme les garçons touaregs. Après mûe réflexion, celui-ci accepte la proposition de Mouhamed et part avec lui. Il découvre une nouvelle vie, non sans heurts. Mail il n'oublie pas sa famille pour autant et avec l'aide de Mouhamed, il tente de libérer ses parents du joug de leurs maîtres en les dénonçant aux gendarmes. Un procès doit avoir lieu. 

Ce roman, écrit par un grand reporter de télévision et spécialiste de l'esclavage moderne, nous montre que l'asservissement existe encore dans certains pays même si des lois sont votées pour l'interdire. Les traditions ont parfois plus de poids que les textes officiels.

A partir de 9 ans.


Pic de Roland Smith





Traduit de l'anglais (américain) par alice Delarbre - Editions du seuil, 2009 -  Cote : R SMI - A partir de 14 ans.

Pic Marcello est un adolescent qui n'a pas froid aux yeux ! Il n'a également pas le choix. Soit il accompagne son père en Thaïlande placé sous sa garde surveillée soit il est incarcéré. A New York, on ne plaisante pas avec les grimpeurs qui escaladent les gratte-ciels.

Il n'a pas revu son père, Joshua Wood, depuis sept années. Un parfait inconnu. Mais "Josh", alpiniste chevronné, gérant d'une agence de voyages d'aventure "Pic extrême" et terriblement imprévisible, lui réserve une surprise de taille : un plan de vol inattendu avec arrêt à Katmandou. Pic n'en revient pas, "pour un grimpeur, passer par l'Everest, c'est comme aller saluer Dieu".

Il découvre dans cette aventure périlleuse que pour gagner la cime la plus élevée à 8850 mètres, cela peut prendre deux mois car le corps doit s'acclimater lentement à la raréfaction de l'oxygène en hauteur.

Pic connaît également une grande déception quand il comprend que son père est endetté. "Josh" a l'intention de conduire son fils de quatorze ans au sommet de l'Everest et faire bénéficier son entreprise de retombées financières engendrées par cet évènement médiatique. Mais son projet est contrecarré par les autorités chinoises qui exercent un contrôle zélé auprès des grimpeurs. En effet, la Chine rêve aussi qu'un adolescent chinois accomplisse cet exploit.

Aussi, Pic parviendra-t'il à leur échapper et à atteindre le toit du monde ?


Douleur de peau de Aysseline de Lardemelle





Presses de la Renaissance, 2008

Née d'une famille aristocrate et catholique, dans un immense château de brique et de pierre, Aysseline de Lardemelle découvre le monde à travers un cadre protecteur et dans un milieu très codifié.

Entourée de parents et de frères et soeur aimants, la fillette grandit loin des réalités de la vie.

Cependant, en toute saison des personnes en détresse : jeunes en difficultés, enfants de la Ddass... aident dans la propriété et l'été de nombreux étudiants étrangers découvrent un lieu idéal pour se perfectionner en français.

Devenue adolescente Aysseline prend de plus en plus conscience de la spécificité de son milieu et du fossé qui la sépare des autres.

Voulant s'affranchir, elle part à 23 ans suivre un stage au centre culturel français de Saint-Louis au Sénégal.

C'est la découverte d'un autre monde, l'expérience de la liberté.

Séduite par la gentillesse et la simplicité de ses nouveaux amis africains la jeune femme s'épanouie et rencontre Souleymane. Informée de cet amour, la famille de la jeune femme refuse d'en entendre parler.

Ce récit authentique témoigne avec une grande honnêteté de la relation très profonde qui se noue entre les deux jeunes gens. Un apprentissage douloureux, véritable parcours initiatique qui révèle toute la difficulté d'accepter l'autre dans sa différence.


L'identique et le différent de Françoise Héritier





Entretiens avec Caroline Broué. Ed. de l'Aube, 2008.

Née en 1933, Françoise Héritier est élue en 1982 au Collège de France, à la chaire d'Etudes comparées des sociétés africaines, qu'elle occupera jusqu'en 1999. Auparavant, elle a mené des recherches d'ethnologie sur le terrain en s'attachant à l'analyse des systèmes de parenté et d'alliance. Anthropologue et disciple de Claude Lévy-Strauss, elle pense que "ce sont des thèmes essentiels pour la compréhension et le fonctionnement d'une société".

Ses travaux sur la différence des sexes, dans toutes les cultures et à toutes les époques, vont la conduire à constater l'universalité de la domination masculine (en droit et en valeur) et à en décrypter l'origine.

Dans le prolongement de ses réflexions sur les rapports entre les sexes, l'inceste, la famille, la violence et même les substances corporelles, Françoise Héritier s'est impliquée en tant qu'expert dans les débats du monde contemporain pour combattre toutes formes de hiérarchies jugées très archaïques.

Elle a écrit une dizaine d'ouvrages et de très nombreux articles.

Malgré l'absence de bibliographie, ce petit livre d'entretiens est une excellente introduction au parcours et à l'oeuvre de cette brillante intellectuelle, également "anthropologue dans la cité".


L'oiseau moqueur et autres nouvelles de Jean Rhys





Paris : Denoël, 2008

On croyait close l'oeuvre de Jean Rhys et voici que sont éditées dix-huit nouvelles écrites entre 1960 et 1978, traduites par Jacques Tournier et précédées d'une excellente préface de Christine Jordis.

Cet "oiseau moqueur" réunit les thématiques chères à l'auteur, Paris et ses cafés, Vienne, les Caraïbes, l'exil... et surtout des portraits de femmes, héroïnes écorchées par l'existence et portant toutes un morceau de vie de cet écrivain né aux Antilles d'un père anglais et d'une mère créole.

Comme dans tous ses livres, Jean Rhys parle d'elle-même, de la peur, de l'indifférence d'autrui, de la presque folie, des amours difficiles et des refuges de l'alcool. Tout cela dans une écriture faite d'ellipses et de mots simples, mariant désespoir et humour, un style qui, dans ces histoires brèves et poignantes, exprime au plus près la vérité de l'émotion.

Difficile en effet de ne pas être ému à la lecture de ces pages écrites par une femme souvent définie comme un être en marge d'une époque et d'une culture qu'elle dérange, celles des dernières années du colonialisme britannique. Son regard critique et son immense talent, alliant justesse du trait et sens aigu du tragique, transforment ces "petites histoires" en histoires universelles. En refermant le livre, on sait qu'elles parlent aussi de nous-mêmes.

Disponible à la bibliothèque des adultes.

Jean Rhys (1890-1979) émigre en Europe à l'âge de 17 ans : elle rejoint d'abord Londres puis mène une vie de bohème et voyage en Autriche et en France avant de s'installer à Paris. Elle écrit dans les années 30 et après un long silence, connaît le succès avec son livre majeur : La Prisonnière des Sargasses publié en 1966.


Aya de Yopougon de Marguerite Abouet, dessins de Clément Oubrerie





Gallimard, 2005. Tome 1 - Prix du 1er album au Festival international de la bande dessinée d'Angoulême 2006.

C'est à "Yop City", quartier populaire de la capitale ivoirienne que nous rencontrons Aya, 19 ans, entourée de sa famille et de ses amis, dans une ambiance vitaminée.

Les rues animées sont le cadre de chroniques de vies, où les gens pleurent, se brouillent et se réconcillient.

Et pendant qu'Aya ambitionne de faire médecine, ses copines, elles, font la chasse au mari en gazant au "ça va chauffer".

Dans un langage mêlé de français et de langues locales, les femmes ne mâchent pas leurs mots, et les hommes leur courent après.

Bien loin de l'image fabriquée par les médias, sans les clichés de la guerre et de la famine, l'auteur raconte l'Afrique de son enfance et nous donne quelques clés pour mieux connaître la culture africaine.

Vous retrouverez à la fin de chaque volume le bonus ivoirien, qui vous donnera une leçon de roulement de fesses, ou vous expliquera comment ajuster son pagne à la taille ou sur la tête.

Pleins d'humour, de fraîcheur et de jolies filles, les 4 tomes d'"Aya de Yopougon" sont un remède contre le froid de cet hiver. Alors n'hésitez plus, et rejoignez Aya en Côte d'Ivoire.

Auteur : Marguerite Abouet, née à Abidjan en 1971.

Dessinateur : Clément Oubrerie, né à Paris en 1966.

 


Islam et Chrétienté - Deux siècles de guerre (1095-1270) de Bruno Lagrange





Editions de Lodi, Paris, 2006

Le Pape Urbain II a plusieurs objectifs lorsqu'il prêche la croisade lors du Concile de Clermont en 1095 : secourir les Chrétiens d'Orient menacés par les Turcs, venir en aide aux pèlerins qui ne sont pas en sécurité sur la route de Jérusalem et libérer les lieux saints comme cette dernière. Certains affirment qu'il s'agissait aussi de mettre fin aux querelles et violences internes de l'Occident médiéval, en proposant un idéal derrière lequel les belligérants pourraient se regrouper.

De 1095 à 1270 ce sont donc près de 200 ans d'affrontements entre l'Orient et l'Occident, entre chrétiens et musulmans, qui sont racontés dans ce livre, précédés d'un bref historique de la naissance et de l'expansion de l'Islam, depuis le VIIème siècle jusqu'à la première croisade. Mais l'ouvrage vaut davantage par son iconographie que par ses textes, par une approche ilustrée plutôt que scientifique. Manuscrits, enluminures, vitraux, photographies de monuments et de lieux emblématiques sont reproduits ici avec une qualité éditoriale de très bonne facture. Ils donnent un relief particulier aux événements décrits et mettent en valeur leurs différentes interprétations en fonction des époques, du regard des artistes, du mode d'expression.

On notera par exemple une splendide représentation par le Tintoret de la prise aux Hongrois de la ville de Zara par les croisés (Palais des Doges de Venise), une esquisse de la prise de Constantinople par Delacroix, des gravures et enluminures de la prise d'Antioche, un portrait de Saint Louis par le Gréco ou encore une photographie du portail d'entrée de la mosquée des Ommeyades à Damas.


Roselle, la petite oie rebelle de Jean-Pierre Kerloc'h, illustrations d'Isabelle Charly





Ed. Vilo Jeunesse (Paris, octobre 2008)

Cinq petites oies vinrent au monde un jour de printemps. "La dernière à pointer son bec se nommera Roselle", décida Mère l'oie sauvage. Les semaines passèrent, les oiselles s'essayaient à voler plus haut, plus loin, plus longtemps. Un matin d'automne, elles comprirent que le grand jour était arrivé : celui de l'envolée vers les pays du Sud. Alors qu'elles s'approchaient de la mer, les oies entendirent plusieurs détonations. Une tache rouge éclata sur le ventre blanc de Mère l'oie. "Sauvez-vous vers la mer", cria-t-elle ! Les jeunes oies auraient voulu voler à son secours, mais il leur fallait obéir. Le coeur déchiré par la peur et le chagrin, elles battirent des ailes plus fort encore. La nuit commençant à tomber, elles attérrirent sur une plage pour souffler un peu. Là, elles furent capturées par un fermier. La petite oie Roselle et ses soeurs se retrouvèrent dans une cage avec des dizaines d'oies blanches fort dodues. Toutes les oies bien nourries et diverties par la télé s'adaptèrent à leur nouvelle vie, toutes... sauf Roselle. Elle était persuadée que quelque chose ne tournait pas rond. Comment la petite oie rebelle ve-t-elle convaincre ses soeurs qui se complaisent dans cette prison dorée ?...

Pour lecteurs débutants à partir de 6 ans.


Un livre un mois

Bibliothèque municipale BP 71 71103 Chalon-sur-Saône cedex.