Vous êtes dans : Action Culturelle
Un livre un mois - Archives
Journaliste au Matin de Paris, puis à L’Evènement du Jeudi, écrivain (« L’Arche des Kerguelen »-1993, « La Chambre noire de Longwood »-1997), Jean-Paul Kauffmann s’est vu décerner le Prix de la langue française 2009 pour l’ensemble de son œuvre.
« Courlande » ! Il est des mots qui font parfois ressurgir du plus profond de notre mémoire certains souvenirs … Lorsqu’un ami journaliste lui propose de partir en reportage dans cette province de Lettonie, Jean-Paul Kauffmann saisit l’occasion de réaliser un vieux rêve : aller à la découverte du pays d’origine d’un amour de jeunesse rencontré lors de ses études universitaires au Québec.
C’est ainsi que, muni d’un bon bagage littéraire et historique, l’auteur, en compagnie de son épouse, part visiter cette contrée « mystérieuse », peuplée de châteaux en ruine, de lacs, d’immenses forêts et de plages désertes.
Chaque étape nous plonge dans des réminiscences historiques nombreuses (Chevaliers teutoniques, exil du futur roi de France Louis XVIII, occupation russe puis soviétique, guerres mondiales, …).
Pourtant les multiples rencontres de notre Français avec des personnages cocasses, ses descriptions de « petits riens », redonnent vie à ce « pays de nulle part et d’ailleurs ».
Cette promenade où l’érudition se mêle à l’humour et à une très grande sensibilité, réussit à laisser le lecteur sous le charme.
Journaliste au Matin de Paris, puis à L’Evènement du Jeudi, écrivain (« L’Arche des Kerguelen »-1993, « La Chambre noire de Longwood »-1997), Jean-Paul Kauffmann s’est vu décerner le Prix de la langue française 2009 pour l’ensemble de son œuvre.
« Courlande » ! Il est des mots qui font parfois ressurgir du plus profond de notre mémoire certains souvenirs … Lorsqu’un ami journaliste lui propose de partir en reportage dans cette province de Lettonie, Jean-Paul Kauffmann saisit l’occasion de réaliser un vieux rêve : aller à la découverte du pays d’origine d’un amour de jeunesse rencontré lors de ses études universitaires au Québec.
C’est ainsi que, muni d’un bon bagage littéraire et historique, l’auteur, en compagnie de son épouse, part visiter cette contrée « mystérieuse », peuplée de châteaux en ruine, de lacs, d’immenses forêts et de plages désertes.
Chaque étape nous plonge dans des réminiscences historiques nombreuses (Chevaliers teutoniques, exil du futur roi de France Louis XVIII, occupation russe puis soviétique, guerres mondiales, …).
Pourtant les multiples rencontres de notre Français avec des personnages cocasses, ses descriptions de « petits riens », redonnent vie à ce « pays de nulle part et d’ailleurs ».
Cette promenade où l’érudition se mêle à l’humour et à une très grande sensibilité, réussit à laisser le lecteur sous le charme.
Texte : Frédéric Barbut - Photographie : Alain Parinet - Edtions Ouest-France
Bourgogne, terre monastique, berceau de l'ordre de Cluny et de Cîteaux, attire les pèlerins et voyageurs depuis le Moyen Age jusqu'à nos jours. La vie spirituelle s'y développe encore avec la fondation des nouvelles communautés que sont Taizé et le centre tibétain de Kagyu-Ling.
Ce documentaire propose la découverte d'un riche patrimoine spirituel, culturel et architectural, où l'harmonie de l'art roman et de l'art gothique est au service de la foi.
Cette lecture éclaire l'histoire de la Bourgogne du 5ème siècle avec les premières fondations monastiques par Germain évêque d'Auxerre, en passant par l'ordre de Cluny au 10ème siècle dont l'influence et l'expansion seront européennes avant son déclin au 12ème siècle.
La fondation de Cîteaux, en 1098, puis de ses abbayes-filles que seront La Ferté, Pontigny, Clairvaux, Morimont, répond quant à elle aux attentes des moines désireux de vivre l'observance stricte de la règle de Saint Benoît.
Découverte historique de ces nombreux monastères, abbayes et prieurés bénédictins, cisterciens, de l'ordre des Chartreux, ou des Prémontrés.
Toutes ces fondations monastiques verront se succéder durant des siècles, guerres, épidémies, massacres, révolutions et lois anticléricales, provoquant la destruction partielle ou totale des bâtiments et parfois l'exil temporaire des communautés religieuses.
Ce sera la notion de "monuments historiques" et celle de "patrimoine" qui, au 19ème siècle, permettront la restauration de plusieurs de ces édifices, mais tous ne retrouveront pas leur fonction première.
Les textes et les illustrations de cet ouvrage offrent aux lecteurs en quête de paix intérieure, de beauté, de découvertes architecturales et historiques, quelques itinéraires bourguignons vers ces lieux de silence et de recueillement où la spiritualité s'inscrit dans la pierre.
Deux Américains débarquent en Mongolie pour une partie de chasse aux antilopes saïga. Mais le gibier ne se montre pas, les conditions de vie dans la nature sont difficiles et les relations entre les chasseurs et leurs guides locaux se détériorent. Un matin, un des touristes a disparu.
C'est à l'inspecteur Yesügei que l'on confie la tâche de le retrouver. Car ce policier, amateur de filles et d'alcool, a grandi dans les steppes. C'est un chasseur né, capable de suivre la piste la plus ténue. Il connaît son pays et il est sans doute le seul à pouvoir interpréter les symboles des ancêtres, les paroles des chamans et à entendre ce que chaque lieu veut bien lui raconter. Avec pour seul fil conducteur, une poignée de myrtilles et pour scène de crime, les vastes étendues de la Mongolie, cette enquête est passionnante.
Sarah Dars, qui a séjourné en Mongolie, raconte avec beaucoup de finesse et d'humour comment le modernisme et les traditions se heurtent dans ce pays où certains vivent encore en nomades. Elle décrit des paysages superbes, l'immensité des steppes, la vie sous les yourtes, les chevaux, la grandeur et la fierté d'un peuple. Et c'est aussi avec sensibilité qu'elle rappelle les tentatives de la Chine et de la Russie de s'implanter sur cette terre ancestrale convoitée aujourd'hui pour ses ressources naturelles.
Un très bon roman à lire autant pour le dépaysement que pour l'intrigue.
De nos jours, au Niger, Amsy et sa famille sont les esclaves d'une famille de Touaregs. Dès le petit jour, Amsy se lève pour effectuer ses tâches puis continue toute la journée à servir ses maîtres. Pour lui, c'est normal ; on lui a dit que c'était dans l'ordre des choses, et voulu par Dieu. D'ailleurs, il n'a jamais connu autre chose. Pourtant, il n'est pas heureux mais révolté contre ses maîtres qui ne veulent pas dire où ils ont emmené sa grande soeur, Assibit. Heureusement, le fils de ses maîtres, Seydi, est comme un frère pour lui. Un matin, alors qu'Amsy ramasse du bois, un inconnu lui propose de l'emmener à la ville où il pourra vivre librement. Il lui explique que l'esclavage est interdit par la loi mais Amsy, comme il le dit lui-même, ne connaît que la loi de ses maîtres. Mohamed, l'inconnu, lui aussi a été esclave. Il dit à Amsy qu'il pourrait même aller à l'école comme les garçons touaregs. Après mûe réflexion, celui-ci accepte la proposition de Mouhamed et part avec lui. Il découvre une nouvelle vie, non sans heurts. Mail il n'oublie pas sa famille pour autant et avec l'aide de Mouhamed, il tente de libérer ses parents du joug de leurs maîtres en les dénonçant aux gendarmes. Un procès doit avoir lieu.
Ce roman, écrit par un grand reporter de télévision et spécialiste de l'esclavage moderne, nous montre que l'asservissement existe encore dans certains pays même si des lois sont votées pour l'interdire. Les traditions ont parfois plus de poids que les textes officiels.
A partir de 9 ans.
Traduit de l'anglais (américain) par alice Delarbre - Editions du seuil, 2009 - Cote : R SMI - A partir de 14 ans.
Pic Marcello est un adolescent qui n'a pas froid aux yeux ! Il n'a également pas le choix. Soit il accompagne son père en Thaïlande placé sous sa garde surveillée soit il est incarcéré. A New York, on ne plaisante pas avec les grimpeurs qui escaladent les gratte-ciels.
Il n'a pas revu son père, Joshua Wood, depuis sept années. Un parfait inconnu. Mais "Josh", alpiniste chevronné, gérant d'une agence de voyages d'aventure "Pic extrême" et terriblement imprévisible, lui réserve une surprise de taille : un plan de vol inattendu avec arrêt à Katmandou. Pic n'en revient pas, "pour un grimpeur, passer par l'Everest, c'est comme aller saluer Dieu".
Il découvre dans cette aventure périlleuse que pour gagner la cime la plus élevée à 8850 mètres, cela peut prendre deux mois car le corps doit s'acclimater lentement à la raréfaction de l'oxygène en hauteur.
Pic connaît également une grande déception quand il comprend que son père est endetté. "Josh" a l'intention de conduire son fils de quatorze ans au sommet de l'Everest et faire bénéficier son entreprise de retombées financières engendrées par cet évènement médiatique. Mais son projet est contrecarré par les autorités chinoises qui exercent un contrôle zélé auprès des grimpeurs. En effet, la Chine rêve aussi qu'un adolescent chinois accomplisse cet exploit.
Aussi, Pic parviendra-t'il à leur échapper et à atteindre le toit du monde ?
Presses de la Renaissance, 2008
Née d'une famille aristocrate et catholique, dans un immense château de brique et de pierre, Aysseline de Lardemelle découvre le monde à travers un cadre protecteur et dans un milieu très codifié.
Entourée de parents et de frères et soeur aimants, la fillette grandit loin des réalités de la vie.
Cependant, en toute saison des personnes en détresse : jeunes en difficultés, enfants de la Ddass... aident dans la propriété et l'été de nombreux étudiants étrangers découvrent un lieu idéal pour se perfectionner en français.
Devenue adolescente Aysseline prend de plus en plus conscience de la spécificité de son milieu et du fossé qui la sépare des autres.
Voulant s'affranchir, elle part à 23 ans suivre un stage au centre culturel français de Saint-Louis au Sénégal.
C'est la découverte d'un autre monde, l'expérience de la liberté.
Séduite par la gentillesse et la simplicité de ses nouveaux amis africains la jeune femme s'épanouie et rencontre Souleymane. Informée de cet amour, la famille de la jeune femme refuse d'en entendre parler.
Ce récit authentique témoigne avec une grande honnêteté de la relation très profonde qui se noue entre les deux jeunes gens. Un apprentissage douloureux, véritable parcours initiatique qui révèle toute la difficulté d'accepter l'autre dans sa différence.
Entretiens avec Caroline Broué. Ed. de l'Aube, 2008.
Née en 1933, Françoise Héritier est élue en 1982 au Collège de France, à la chaire d'Etudes comparées des sociétés africaines, qu'elle occupera jusqu'en 1999. Auparavant, elle a mené des recherches d'ethnologie sur le terrain en s'attachant à l'analyse des systèmes de parenté et d'alliance. Anthropologue et disciple de Claude Lévy-Strauss, elle pense que "ce sont des thèmes essentiels pour la compréhension et le fonctionnement d'une société".
Ses travaux sur la différence des sexes, dans toutes les cultures et à toutes les époques, vont la conduire à constater l'universalité de la domination masculine (en droit et en valeur) et à en décrypter l'origine.
Dans le prolongement de ses réflexions sur les rapports entre les sexes, l'inceste, la famille, la violence et même les substances corporelles, Françoise Héritier s'est impliquée en tant qu'expert dans les débats du monde contemporain pour combattre toutes formes de hiérarchies jugées très archaïques.
Elle a écrit une dizaine d'ouvrages et de très nombreux articles.
Malgré l'absence de bibliographie, ce petit livre d'entretiens est une excellente introduction au parcours et à l'oeuvre de cette brillante intellectuelle, également "anthropologue dans la cité".
Paris : Denoël, 2008
On croyait close l'oeuvre de Jean Rhys et voici que sont éditées dix-huit nouvelles écrites entre 1960 et 1978, traduites par Jacques Tournier et précédées d'une excellente préface de Christine Jordis.
Cet "oiseau moqueur" réunit les thématiques chères à l'auteur, Paris et ses cafés, Vienne, les Caraïbes, l'exil... et surtout des portraits de femmes, héroïnes écorchées par l'existence et portant toutes un morceau de vie de cet écrivain né aux Antilles d'un père anglais et d'une mère créole.
Comme dans tous ses livres, Jean Rhys parle d'elle-même, de la peur, de l'indifférence d'autrui, de la presque folie, des amours difficiles et des refuges de l'alcool. Tout cela dans une écriture faite d'ellipses et de mots simples, mariant désespoir et humour, un style qui, dans ces histoires brèves et poignantes, exprime au plus près la vérité de l'émotion.
Difficile en effet de ne pas être ému à la lecture de ces pages écrites par une femme souvent définie comme un être en marge d'une époque et d'une culture qu'elle dérange, celles des dernières années du colonialisme britannique. Son regard critique et son immense talent, alliant justesse du trait et sens aigu du tragique, transforment ces "petites histoires" en histoires universelles. En refermant le livre, on sait qu'elles parlent aussi de nous-mêmes.
Disponible à la bibliothèque des adultes.
Jean Rhys (1890-1979) émigre en Europe à l'âge de 17 ans : elle rejoint d'abord Londres puis mène une vie de bohème et voyage en Autriche et en France avant de s'installer à Paris. Elle écrit dans les années 30 et après un long silence, connaît le succès avec son livre majeur : La Prisonnière des Sargasses publié en 1966.
Gallimard, 2005. Tome 1 - Prix du 1er album au Festival international de la bande dessinée d'Angoulême 2006.
C'est à "Yop City", quartier populaire de la capitale ivoirienne que nous rencontrons Aya, 19 ans, entourée de sa famille et de ses amis, dans une ambiance vitaminée.
Les rues animées sont le cadre de chroniques de vies, où les gens pleurent, se brouillent et se réconcillient.
Et pendant qu'Aya ambitionne de faire médecine, ses copines, elles, font la chasse au mari en gazant au "ça va chauffer".
Dans un langage mêlé de français et de langues locales, les femmes ne mâchent pas leurs mots, et les hommes leur courent après.
Bien loin de l'image fabriquée par les médias, sans les clichés de la guerre et de la famine, l'auteur raconte l'Afrique de son enfance et nous donne quelques clés pour mieux connaître la culture africaine.
Vous retrouverez à la fin de chaque volume le bonus ivoirien, qui vous donnera une leçon de roulement de fesses, ou vous expliquera comment ajuster son pagne à la taille ou sur la tête.
Pleins d'humour, de fraîcheur et de jolies filles, les 4 tomes d'"Aya de Yopougon" sont un remède contre le froid de cet hiver. Alors n'hésitez plus, et rejoignez Aya en Côte d'Ivoire.
Auteur : Marguerite Abouet, née à Abidjan en 1971.
Dessinateur : Clément Oubrerie, né à Paris en 1966.
Editions de Lodi, Paris, 2006
Le Pape Urbain II a plusieurs objectifs lorsqu'il prêche la croisade lors du Concile de Clermont en 1095 : secourir les Chrétiens d'Orient menacés par les Turcs, venir en aide aux pèlerins qui ne sont pas en sécurité sur la route de Jérusalem et libérer les lieux saints comme cette dernière. Certains affirment qu'il s'agissait aussi de mettre fin aux querelles et violences internes de l'Occident médiéval, en proposant un idéal derrière lequel les belligérants pourraient se regrouper.
De 1095 à 1270 ce sont donc près de 200 ans d'affrontements entre l'Orient et l'Occident, entre chrétiens et musulmans, qui sont racontés dans ce livre, précédés d'un bref historique de la naissance et de l'expansion de l'Islam, depuis le VIIème siècle jusqu'à la première croisade. Mais l'ouvrage vaut davantage par son iconographie que par ses textes, par une approche ilustrée plutôt que scientifique. Manuscrits, enluminures, vitraux, photographies de monuments et de lieux emblématiques sont reproduits ici avec une qualité éditoriale de très bonne facture. Ils donnent un relief particulier aux événements décrits et mettent en valeur leurs différentes interprétations en fonction des époques, du regard des artistes, du mode d'expression.
On notera par exemple une splendide représentation par le Tintoret de la prise aux Hongrois de la ville de Zara par les croisés (Palais des Doges de Venise), une esquisse de la prise de Constantinople par Delacroix, des gravures et enluminures de la prise d'Antioche, un portrait de Saint Louis par le Gréco ou encore une photographie du portail d'entrée de la mosquée des Ommeyades à Damas.
Ed. Vilo Jeunesse (Paris, octobre 2008)
Cinq petites oies vinrent au monde un jour de printemps. "La dernière à pointer son bec se nommera Roselle", décida Mère l'oie sauvage. Les semaines passèrent, les oiselles s'essayaient à voler plus haut, plus loin, plus longtemps. Un matin d'automne, elles comprirent que le grand jour était arrivé : celui de l'envolée vers les pays du Sud. Alors qu'elles s'approchaient de la mer, les oies entendirent plusieurs détonations. Une tache rouge éclata sur le ventre blanc de Mère l'oie. "Sauvez-vous vers la mer", cria-t-elle ! Les jeunes oies auraient voulu voler à son secours, mais il leur fallait obéir. Le coeur déchiré par la peur et le chagrin, elles battirent des ailes plus fort encore. La nuit commençant à tomber, elles attérrirent sur une plage pour souffler un peu. Là, elles furent capturées par un fermier. La petite oie Roselle et ses soeurs se retrouvèrent dans une cage avec des dizaines d'oies blanches fort dodues. Toutes les oies bien nourries et diverties par la télé s'adaptèrent à leur nouvelle vie, toutes... sauf Roselle. Elle était persuadée que quelque chose ne tournait pas rond. Comment la petite oie rebelle ve-t-elle convaincre ses soeurs qui se complaisent dans cette prison dorée ?...
Pour lecteurs débutants à partir de 6 ans.
Bibliothèque municipale BP 71 71103 Chalon-sur-Saône cedex.